30 juin 2011

La Poudre aux yeux

d’Eugène Labiche
par la Compagnie de la Pléiade, mise en scène de Nathalie Hamel
Quel bon choix que celui de cette Pléiade… le terme pléiade, au sens le moins noble du terme, n’implique-t-il pas une groupe important de personnes ce qui est le cas de cette distribution, certains rôles étant joués en alternance par plusieurs comédiens ? Donc vous qui avez vu la pièce aurez envie de la revoir tant vous l’avez aimée version un , et de l’adorer une fois de plus, version deux ou deux-bis.
Deux familles de bourgeois plutôt très moyens et moyennement cossus. Chez les Malingear, Monsieur est médecin sans clientèle, son épouse est une ambitieuse déçue, donc possible-ou-future affabulatrice. Chez les Ratinois, Madame est tout aussi frustrée car Monsieur n’est qu’un confiseur qui se prétend gros raffineur pour se faire mousser quand il le faut. Pourquoi le faudrait-il au juste ? Parce que son fils Frédéric Ratinois, jeune avocat sans causes, est amoureux d’Emmeline Malingear et qu’il faut bluffer la famille de cette charmante dont l’éducation n’a pas été très poussée. Par radinerie ? Non… par bon sens, ou sens bourgeois de la mesure lequel fait vivre et même survivre.
Les Malingear, donc, se sont mis en relation avec les Ratinois puisque demande en mariage il y a.
« Ah... ce bon Malingear, cet excellent Ratinois ! ».
Ca implose et puis ça explose. Ce n’est pas tellement le fait que le couple Ratinois - ou serait-ce le couple Malingear ?- décrète que l’autre est composé de « gens trop élevés pour nous » mais… saprelotte c’est la dot ! Comment l’évaluer hé-hé… et la verser, ou alors décommander le mariage et se consoler en disant « Nous avons visé trop haut » ?
Gasconades, imbroglios, embrouillaminis, surenchérissements, « sorties cérémonieuses » comme nous l’indiquent les didascalies, et apartés où la vérité explose « quand le faux a l’air vrai » .
Ouf ! heureusement chez les Ratinois il y a l’Oncle Robert (catapultueux Bernard Maltère). D’accord, il arbore des boucles d’oreilles, mais son bon sens est plus que renversant. Il sera le déflagrateur de tout ce flafla-là.
Mais alors Emmeline et Frédéric ?
Ne vous inquiétez pas pour eux.
Une fois encore Nathalie Hamel et ses comédiens de dilection et de prédilection vous déménagent, dans une mise en scène caracolante.
Dans le cadre de l’Estival de Ménilmontant, au Théâtre de Ménilmontant, 15 rue du Retrait, métro Gambetta , du mardi 12 juillet au samedi 16 juillet à 20h45, dimanche 17 juillet à 15h. Réservations : 01 46 36 98 60